Cellules d'endométriose sur lame de microscope achetées sur Ebay, Lampe de poche de gardien·ne de sécurité, Objectif, Sculptures d'aluminium forgées à la main, Paparmanes au thé des bois, Roches, Ballon d'ébullition de laboratoire des années 1950s, Plastique de serre récupéré
En tant qu’héritières de celles dont les cellules endométriales s’écroulent en éboulis, nous voyageons pour traverser la chaîne de montagnes, à chaque nouveau siècle, environ.
Très jeunes, nous apprenons à redouter la traversée des ravins, ces étroits couloirs où les montagnes se rejoignent. Sur les sommets, les rochers instables sont emprisonnés dans la glace, dans les glaciers. Mais au commencement de chaque journée, les rayons du soleil font fondre une partie de cette glace et libèrent des morceaux de roche qui dévalent les pentes. En roulant, ils prennent une vitesse incroyable, et lorsqu’ils atteignent notre altitude, même les plus petits fragments peuvent tuer. C’est pourquoi nous traversons toujours les ravins dans l’obscurité glaciale avant le lever du soleil.
(...)
Entre les siècles, alors qu’on ne voyage pas, on reste aux altitudes où les arbres poussent encore. Une sorte de bande médiane où le sol est encore couvert de mousse, de thé des bois. Enfant, on ramassait et mâchouillait les feuilles presque compulsivement: le goût de menthe toujours sur les lèvres.
- Extrait du texte de la performance
->











